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Chaque année, les Canadiennes et les Canadiens sont
touchés par des phénomènes
météorologiques violents comme des tempêtes de
neige, des orages violents, des tempêtes de vent, des vagues de
chaleur et des tornades. Des dommages infligés ou la perte de
foyers, de propriétés et d’entreprises, de
même que des interruptions et des bris infligés aux
systèmes électriques, de communication et de transport
peuvent résulter de ces tempêtes. Les vagues de chaleur et
de froid peuvent présenter un danger pour la santé
humaine.
Le nombre et les coûts des phénomènes
météorologiques violents, particulièrement les
désastres météorologiques sporadiques, augmentent
à l’échelle planétaire, de même
qu’au Canada. Le bilan social et économique des
désastres météorologiques peut être
surprenant. Au cours de la première semaine de janvier 1998, une
tempête de verglas a paralysé près de 25 % de
la population canadienne en l’Ontario, au Québec, au
Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, de même que dans 7
États du nord-est des États-Unis. En 2010, cela demeure le
désastre météorologique le plus coûteux du
Canada avec des dégâts assurés totaux
évalués à plus de 5 G$ et 28
décès. Le plus coûteux désastre
météorologique de l’Ontario est survenu le 19
août 2005 tandis que des pluies abondantes ont
entraîné une crue éclair dévastatrice
à Toronto et que deux tornades ont frappé le nord-ouest de
la ville. Des dégâts excédant les 500 M$ en
sinistres assurés l’inscrivent ainsi au deuxième
rang des événements pluviohydrauliques les plus
coûteux en assurance de l’histoire du Canada.
De grands désastres météorologiques sont survenus
d’un océan à l’autre au Canada et ont
marqué la mémoire canadienne en raison de leurs impacts
dévastateurs. La tornade de Pine Lake qui a frappé le
centre de l’Alberta en juillet 2000 a tragiquement
coûté la vie à 12 personnes lorsqu’elle a
frappé un terrain de camping et de caravanage. Le 20 août
2009, 18 tornades ont traversé le sud de l’Ontario, un
nombre record de tornades observées en une journée au
Canada. Les tornades ont entraîné dans leur sillage la mort
d’un garçon et beaucoup de destruction, y compris des
dégâts importants à 600 maisons de la ville de
Vaughn, juste au nord de Toronto, dont 38 ont été
déclarées dangereuses et ont dû être
démolies.
Les pluies torrentielles de la région du Saguenay en juillet 1996
ont provoqué la pire inondation dans l’histoire du
Québec, avec des milliers d’évacués et deux
décès. L’année suivante, le
débordement de la rivière Rouge au Manitoba a
entraîné la plus importante évacuation de masse de
l’histoire du Canada, avec plus de 100 000 personnes, et
des pertes excédant les 500 M$.
Les tempêtes de vent dévastatrices qui ont touché le
parc Stanley de Vancouver en décembre 2006 ont rasé plus
de 1 000 arbres dans le parc et causé des dommages
importants au mur de protection marin. En septembre 2003,
l’ouragan Juan a touché terre près d’Halifax
en Nouvelle-Écosse en tant qu’un des ouragans les plus
puissants et les plus dévastateurs à s’être
abattu sur la région.
Environnement Canada, en collaboration avec Gestion des situations
d’urgence Ontario, a récemment mené une
enquête auprès de plus de 400 coordonnateurs municipaux de
la gestion des situations d’urgence de l’Ontario; 86 %
des municipalités de l’Ontario ont identifié la
météo et les accidents en lien avec la météo
(p.ex. les pannes d’électricité) comme
présentant un risque prioritaire pour leurs collectivités
et la sécurité de leurs résidents. Cela souligne le
besoin pour les Canadiennes et les Canadiens d’avoir à leur
disponibilité des renseignements complets sur les dangers
atmosphériques. Le Réseau canadien sur les dangers
atmosphériques a été développé par
Environnement Canada pour aider les individus, les municipalités
et les gouvernements provinciaux et territoriaux à identifier et
à évaluer les risques de dangers atmosphériques
pour les activités de planification et de prise de
décision, y compris le développement de plans de gestion
des situations d’urgence communautaires et provinciaux. Le site
fournit des renseignements sur le genre de dangers atmosphériques
courants pour chacune des cinq régions canadiennes, ainsi que la
climatologie de ces dangereux phénomènes. Les
renseignements sur les dangers sont disponibles grâce à une
série de cartes et de graphiques comportant des données
supplémentaires et de la documentation relatives aux dangers.
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